jeudi 12 avril 2007

Quéribus ,château cathare


Lorsque je pris ma retraite en 1999 , il me fut impossible d'envisager une seconde de ne rien faire ! Je m'inscrivis à l' Université tous âges de Lyon .Je pus étudier de nouveau les matières que j'avais dû négliger pendant mes années d'enseignement : L' Histoire ,l'anglais etc..Apprendre sans avoir la trouille des examens : un vrai bonheur ,une jouissance pure !:-)

Les spectateurs de ces conférences étaient âgés et parfois même très âgés . Certains avaient dépassé la date de péremption mais quel enthousiasme , quel intérêt actif pendant ces après-midis ! Personne n'avait peur de poser des questions : un des seuls avantages de l'âge :-)


Ils ont déstabilisé plus d'un conférencier , je vous l'assure !J'en ressortais gonflée à bloc et si pleine d'une bonne énergie !


La première année ,je choisis de m'intéresser au catharisme ..Pas le temps ni l'envie de vous faire un cours ici..Pour ceux que cela intéresse , allez sur Google et tapez le nom.Vous obtiendrez tous les renseignements nécessaires..


Je voulais simplement vous parler d'un coup au coeur ,d'un coup de coeur ..Au cours d'une mémorable semaine de convalescence de mon ex - mari ,nous avons séjourné à Canet-Plage ..Je vous déconseille très très fortement d'y aller au mois de Mars comme nous l'avons fait :le désert total , le vent et un froid glacial ! brrrrr!


Un jour de répit du vent ,je suggérais d'aller visiter les châteaux cathares..La région est magnifique ..


Nous avons dû - hélas - nous résoudre à ne visiter que Quéribus :de violents orages de pluie et de grêle nous surprirent sur la route .En montant vers le château de Quéribus ,la neige et le vent prirent le relais !


Nous nous sommes heurtés à une porte close :visites annulées car trop dangereuses mais j'ai eu un véritable coup de foudre pour ces ruines perchées au niveau des oiseaux !



...Quéribus (Popia Cherbucio) est mentionné pour la première fois en 1020, sur le testament de Bernard Taillefer, comte de Bésalù.En 111, le comte de Bésalù entre sous la domination du Comte de Barcelone. Ce dernier devient Roi d'Aragon (Nord-est de l' Espagne actuelle en 1162. Quéribus garde alors le nord de l'Aragon.Lors de la croisade contre les Albigeois déjà mentionné, il abrite des religieux cathares : Benoît de Termes, diacre du Razès, s'y réfugie et y meurt en 1241.Quéribus est le dernier bastion à tomber aux mains des croisés français en 1255. Le chevalier Chabert de Barbaira tient alose cette ultime défense.Le château entre dans le royaume de France, sous le règne de Saint Louis.En 1258, le traité de Corbeil fixe la frontière entre la France et l'Aragon au sud des Corbières, à portée de vue de Quéribus.Ce dernier devient une pièce maîtresse du dispositif défensif français dont de centre de commandement est Carcassonne. Il est l'un des "cinq fils de Carcassonne" : Quéribus, Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes.
Entièrement reconstruit par les rois de France à la fin du XIIIè et XIVè siècle, il perd son intérêt stratégique en 1659. Le Traité des Pyrénées fixe alors définitivement une nouvelle frontière entre la France et l'Espagne.



Le site :


Depuis toujours gardien du col du Grau de Maury, Quéribus est perché sur un étroit piton rocheux à 728 mètres d'altitude. Véritable nid d'aigle, il surveille Corbières, Fenouillèdes et Plaine du Roussillon.Trois enceintes étagées prolongent la falaise. De la troisième enceinte, surplombant l'édifice, à la première enceinte, les différents types d'ouvertures et d'appareil des murs montrent plusieurs campagnes de construction. Des fines archères, utilisées par les arbalétriers, aux meurtrières canonnières pour l'arme à feu, plus larges, quatre siècles d'évolution sont représentés.La rampe d'accès, parfois taillée dans la roche, est sous le contrôle des défenseurs. plusieurs systèmes de défense des portes sont présents : assommoirs, bretèches. Les points vulnérables sont dotés de moyens de surveillance : chemins de ronde, casemate. Quinze à vingt hommes suffisaient pour défendre le château.



Quelques éléments de vie quotidienne sont conservés : citernes, corps de logis, emplacement de cheminées, salle de stockage.Au point le plus haut de la troisième enceinte, le donjon polygonal domine l'ensemble. A l'intérieur, une salle gothique à deux niveaux (cave et salle principale) est éclairée par une imposante fenêtre à meneau.. Sur le mur ouest, les arrachements de la hotte d'une cheminée sont visibles. Le voûtement repose sur un pilier massif, sensiblement excentré. Les nervures de quatre croisées d'ogive retombent sur des culots à type pyramidal.
Cet ensemble voûté supporte une terrasse, accessible par un escalier en vis situé dans une tour rectangulaire accolée au donjon. De ce point culminant, le panorama s'étend de la mer aux Corbières, jusqu'aux Pyrénées.A l'extérieur du donjon, au dessous des fenêtres à meneau, des archères primitives et le petit appareil du mur semblent indiquer l'ancienneté de cette partie, vraisemblablement contemporaine ou antérieure au XIIè siècle.
Quéribus reste le témoin des évènements dramatiques qui ont marqué l'histoire de la région.
Il est classé monument historique depuis 1907. Des restaurations sont menées depuis plus de dix ans : sauvegarde, consolidation et mise en valeur des éléments architecturaux.

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