Ah j'adore !" Eradiquer les sales cons" , un titre accrocheur qui atteint son but ! Et ça s'applique à toutes les entreprises ? Jubilatoire comme objectif ,non ? Vite ! Vite ! Où achète t'on le bouquin ?:-))
Humiliations publiques, intimidations verbales, contacts physiques importuns...Ils ne reculent devant rien et s'attaquent toujours à plus petit qu'eux. Parfois intelligents mais toujours nuisibles, ces odieux parasites plombent la vie de leurs collègues et celle de l'entreprise. Vous en avez forcément déjà rencontré sur votre lieu de travail. Vous l'ignorez, mais peut-être en êtes-vous un vous-même. De qui s'agit-il ? Des sales cons bien sûr.
Une espèce qui sévit dans toutes les entreprises, à en croire Robert Sutton. Professeur de management à Stanford en Californie, ce spécialiste des "comportements organisationnels" a rédigé un "petit guide de survie face aux connards, despotes, enflures, harceleurs, trous du cul et autres personnes nuisibles qui sévissent au travail".
"Occasionnels" ou "certifiés":
Patron ou employé, homme ou femme, tout le monde peut, un jour ou l'autre, entrer dans cette catégorie. Mais pour définir un profil type, l'auteur a dressé la liste des douze vacheries auxquelles s'adonnent quotidiennement ces individus : "envahir l'espace personnel d'autrui", "lancer des insultes personnelles", "critiquer le statut social ou professionnel", "couper grossièrement la parole"...
Le livre fourmille d'exemples et d'anecdotes sur les personnes mal intentionnées, même si l'auteur distingue sales cons "occasionnels" et "certifiés". Parmi ces derniers, on trouve notamment des célébrités comme le producteur de cinéma Scott Rudin (A tombeau ouvert, The Truman show...), qui a renvoyé 250 assistants en cinq ans, ou l'ancien ambassadeur américain auprès des Nations Unies John Bolton qui, après recoupement de plusieurs témoignages, est décrit comme "lèche-bottes et botte-culs"...
Au-delà de l'anecdote, l'action de ces despotes peut nuire à l'entreprise. Pour "limiter leur potentiel de dévastation" et les "rééduquer", l'auteur propose de calculer le "coût total représenté par les sales cons" pour l'entreprise dans laquelle ils sévissent, en prenant notamment en compte le taux de démissions et de dépressions dans leur entourage.
"Détecteur de sales cons":
Robert Sutton distille également des conseils avisés pour combattre le sale con qui sommeille en chacun de nous : "Admettre que vous en êtes un est le premier pas". Vous voulez savoir si vous en êtes ? Vus pouvez toujours faire le test mis au point par l'auteur : 24 affirmations auxquelles il suffit de répondre par vrai ou faux : "Vous avez le sentiment d'être entouré de crétins incompétents", "Vous jouissez en secret de la souffrance des autres"...
Pour les cas les plus désespérés, l'auteur recommande l'utilisation du "détecteur de sales cons". Mis au point par des chercheurs du Massachussets Institute of Technology, cet appareil se branche sur un mobile et comporte un logiciel d'analyse vocale qui permet d'avertir l'utilisateur lorsqu'il devient agressif ou méprisant au téléphone.
En somme, Robert Sutton parvient à traiter avec beaucoup d'humour d'un problème sérieux. Et si son ambition est de faire de "l'Objectif zéro-sale-con" une règle de vie en entreprise, l'auteur reste lucide : à défaut de pouvoir éradiquer cette espèce, il espère au moins contribuer à en faire un "repoussoir symbolique".
Objectif Zéro-sale-con (Vuibert), de Robert Sutton
jeudi 12 avril 2007
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