dimanche 8 avril 2007

Manifeste pour un romantisme excentrique



On trouve parfois des perles en fouillant les greniers d' Internet ! J'ai déniché ce blog ..
http://www.obni.net/dotclear/index.php?2005/07/25/427-manifeste-pour-un-romantisme-excentrique
..ce blog et ce manifeste pour un romantisme excentrique. Il est si décalé et tendre que je fonds et que je signe !



Dans un monde stressé, convulsé par l'apparence, envahi par les ports de masque et la volonté d'ubiquité.


Je revendique le romantisme excentrique.



Je revendique la gentillesse pour autrui,


Je revendique la passion pour vous que je ne connais pas


La poésie d'un regard échangé, d'un texte déroulé en commun,


L'offrande de soi, l'envol de mots parlés en bouteille à la mer,


Les petites attentions qui torrentent la vieLa caresse du matin sur une peau encore mal réveillée,


Le baiser d'une métaphore offerte sur un papier glacé


Sur un écran pixelisé…



Je renvendique le froid virtuel d'un écran


Pour réchauffer nos nuits, nos jours et nos fragrances.



Je revendique l'écriture comme marque de séduction


La fleur offerte


Le compliment


L'étonnement d'une action qui déconcerteLe partage de mots loufoques


Le respect pour celles et ceux qui écrivaient, écrivent et écriront ici…



Là-bas


Dans leur maison, leur lit, leur nid, leur nudité



Il n'est jamais simple d'écrire sa nudité.



Je revendique l'imaginaire pour faire l'amour


L'imaginaire des gestes, des postures, des insolences, des frénésies



Je revendique la lactance de nos étreintes phrasiques



Je revendique d'en faire trop



Je revendique de passer pour un ringard parce que ce n'est plus de ce temps


De parler ainsi



Maintenant, on aime choquer, dépeindre explicitement l'acte d'amour


On fantasme sur du non-amour.



Je revendique que je t'aime,


Toi la femme de ma vie



Je revendique aimer la féminité


Donc je vous aime, vous les femmes qui me lisez, pour vos joies, vos peines, vos illuminations, votre créativité et votre quotidien.



Je revendique la jouissance


Celle qui surprend et qui croustille comme du caramel croquant sous la dent



Je revendique l'auto-dérision, et la tragédie qui est la mienne de ne plus vivre longtemps.



Maintenant…



Que ces mots s'effacent à jamais au vent marin chargé d'iode, de sel, d'histoires de Simbad le marin, d'Aladin, de Marco Polo



Que ces paroles s'éloignent à jamais


Vers les bâteaux, les capitaines, les sirènes et les baleines bleues.



Tout cela demeurerait-il d'un autre temps ?



Qui prend la suite ?[1]



Notes :
[1] Pari fou : à mon retour de congé, j'aimerais -si d'autres voix se mêlent à la mienne- que toutes celles et ceux qui auront participé à enrichir ce manifeste, le publient en même temps sur leur blogue. Il faudrait que nous soyions au moins une dizaine pour que notre voix porte

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