mercredi 11 juillet 2007

Allain Leprest

Je lis ce début d'article d' Antoine Senanque ( Libération) et je m'énerve toute seule d'ignorer le nom même de cet artiste . Je suis donc allée à la pêche !"SAMEDI Allain Leprest
« Sans te dire que je me manque/Donne-moi de mes nouvelles/Dis-moi dans quel port se planque/La barque de ma cervelle. » C’est samedi. C’est Leprest. Je me réveille avec lui. Je connais ses chansons par cœur. Je suis allé le voir dans une petite salle près du canal Saint-Martin. J’ai pleuré, comme toujours, moi qui ai la larme difficile. Il y avait peu de monde. Ceux qui connaissaient. Je n’aime pas beaucoup les ambiances d’initiés. Mais, avec Leprest, on n’a pas le choix, il ne passe jamais à la télévision, jamais à la radio, il ne passe que sur scène, où il faut savoir le dénicher. En général, j’ai plutôt le plaisir peu partageur, mais lui donne envie. D’être à plusieurs. C’est beau, c’est fugace. On sait que le regard des autres ne retirera rien. Au contraire, les témoins sont utiles, pour être certain d’avoir bien vu. C’est le rayon vert Leprest. Le plus grand chanteur français vivant chante finalement seul et c’est injustice. Je l’écoute donc beaucoup. Pour réparer. "

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