lundi 28 mai 2007

Jim Dine et Aldo Crommelinck à la BNF




C'est en lisant l'article suivant que j'ai découvert les 2 artistes cités : Jim Dine et Aldo Crommelinck . Je suis ravie d'élargir mes connaissances comme me le permet ce blog , mais j'ai conscience du puits sans fond de mon inculture :-)

Vous savez sans doute que la reproduction sur des blogs ,d'oeuvres d'artistes vivants ,est interdite .Je me hasarde donc à le faire ici !
Arts.

A l'occasion d'une expo à la BNF, l'Américain rend hommage à son complice Aldo Crommelynck, grand maître de l'imprimerie.
Jim Dine : Aldo et moi : Expo à la Bibliothèque nationale de France, 58, rue de Richelieu, 75 002. Jusqu'au 17 juin. Rens. : 01 53 79 81 12.

Né en 1935 à Cincinnati, Ohio, souvent assimilé au pop art américain, Jim Dine est peintre, sculpteur, photographe et graveur. Il a toujours abondamment pratiqué cette dernière discipline, avec plus de 2 000 estampes à son actif à ce jour, dont bon nombre réalisées à Paris. Depuis 1976, Jim Dine travaille en effet régulièrement avec l'un des plus grands maîtres imprimeurs, Aldo Crommelynck. D'où le titre de l'actuelle exposition Jim Dine : Aldo et moi, qui présente une cinquantaine d'oeuvres et à l'occasion de laquelle l'artiste fait don à la Bibliothèque nationale de France de 126 planches gravées.



Qu'est-ce qui vous a conduit à autant pratiquer la gravure ?
Le plaisir, tout simplement. J'aime graver, je suis un fou de ça. Où que je sois, c'est une activité quotidienne. Généralement, je grave le matin et je peins l'après-midi. J'ai pratiqué cette discipline toute ma vie, depuis tout jeune, avec toutes les techniques possibles, aussi bien la pomme de terre que le bois. Comme j'ai toujours eu beaucoup de facilité à visualiser une image à l'envers, puisqu'en gravure il faut travailler comme dans un miroir, je me sens très à l'aise avec cette méthode de travail.



Vous abordez avec elle les mêmes sujets qu'en peinture.
Tout simplement parce que j'ai quelques thèmes de prédilection [le coeur, la robe de chambre, ndlr] que je décline volontairement dans différentes techniques. Lorsque je choisis un nouveau thème, ce n'est jamais à cause d'un médium, mais car il me permet de faire quelque chose que je n'ai pas encore fait auparavant.



Qu'est-ce que la gravure vous apporte de plus que la peinture ?
Pour moi, il n'y a pas de différence, j'accorde la même importance aux deux disciplines. Il se passe simplement qu'à certains moments, j'éprouve le besoin de graver ; à d'autres, celui de peindre ou de photographier, ou de sculpter, ou d'écrire... Le papier est un matériau que je trouve très approprié pour certaines images ; depuis le temps que je le fréquente, aussi bien pour dessiner que pour graver d'ailleurs, j'ai un grand vocabulaire dans cette langue qui me permet vraiment de faire ce dont j'ai envie. De plus, ce qui est très important en gravure, c'est la collaboration avec l'imprimeur.



D'où le titre de l'exposition...
Cela fait trente-cinq ans que je travaille à Paris avec Aldo Crommelynck. C'est un homme extraordinaire. Au Japon, il serait déclaré trésor national. En France, il est simplement un maître imprimeur. Même si j'avais déjà fait beaucoup de gravures, il m'a montré d'autres aspects, m'a ouvert d'autres voies, car c'est quelqu'un qui a élevé le papier à un autre niveau. A côté de lui, j'étais un peu primitif, tellement son approche est raffinée. Il peut tout faire avec ses doigts et se situe bien au-dessus des autres imprimeurs. Pour tout ce qui relève des techniques avec l'acide, l'eau-forte et l'aquatinte ­ sa spécialité ­ c'est un magicien.



Pourquoi cet important don à la BNF ?
Parce qu'Aldo Crommelynck m'a fait le cadeau de la France. Travailler avec lui m'a permis de comprendre ce pays, sans que je parle pour autant la langue, et de le regarder au quotidien en prenant mon vélo, depuis ces nombreuses années que je viens ici. En plus, sans Aldo, je n'aurais évidemment pas fait toutes ces gravures. Ce don est une façon de mettre en valeur son expertise et tout le travail qu'il a effectué. Non seulement avec moi, puisque la gravure est vraiment un travail en commun, mais aussi avec Picasso, Braque, Hockney, Jasper Johns... J'ai envie que son nom soit dans les journaux, car Aldo est mon héros.
Je vous invite à lire aussi la remarquable page :

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