
Le documentaire Monsanto, une entreprise qui vous veut du bien sera diffusé sur Arte le 11 mars. Il sera diffusé aux députés le 31 mars, soit 2 jours avant le débat à l’assemblée sur la loi OGM.






http://www.ilankatin.com/labels/drawings.html
Des lignes, des lignes et des obstacles ! Des lignes jusqu'à plus faim, plus soif, jusqu'à l'obsession..Des lignes droites, incurvées, contournant ou heurtant des obstacles...C'est obsédant et curieux !
Cela me rappelle furieusement l'activité que nous donnions à nos élèves de primaire : dessiner quelques formes sur la page blanche, tracer des traits à main levée d'un bord à l'autre en évitant soigneusement les " écueils " dessinés.



" Tout se donne à voir, sur le ciel d'un visage. "
Christian Bobin
(La part manquante, coll. folio #2554, p. 32)
Quelle belle image que ces cieux changeants des visages, ciel bleu pur, ciel d'orage, ciel gonflé de nuages gris, ciel de soleil ou de neige...
des liens vers de jolies galeries de portraits :
http://www.linternaute.com/voyager/la-veritable-histoire-du-tour-du-monde/visages-du-monde.shtml


La nature est fabuleuse !



Ou comment péter plus haut que son derrière ! :-)


"Il y a d'importants écarts entre les prix donnés par l'enquête et les prix des hypermarchés"
C'est ce que constate la ministre de l'économie, qui a fait sa propre expérience avec une plaquette de beurre chez Carrefour.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a affirmé ce mercredi que les prix pratiqués dans les hypermarchés étaient moins élevés que ceux relevés sur internet dans l'enquête de l'Institut national de la consommation (INC), lors d'un déplacement dans un hypermarché Carrefour à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Elle a souligné que "le modèle économique sur internet fait clairement l'objet de prix différents". C'est quoi cette polémique?
Le magazine de l'INC a publié mardi une enquête montrant des hausses de prix importantes des produits alimentaires entre novembre et janvier, jusqu'à 48%. L'enquête était basée sur les sites internet de cinq distributeurs (Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché et Hyper U), et va encore plus loin qu'une autre étude réalisée dans les magasins par le cabinet indépendant Nielsen montrant que les prix du lait, des oeufs et des pâtes ont grimpé de plus de 10% en janvier.
Le cas pratique de la ministre:
Examinant plusieurs des produits évoqués par le magazine, Christine Lagarde a ainsi relevé qu'une plaquette de beurre de 250 grammes de la marque Président, présentée à un prix de 1,85 euro dans l'enquête de l'INC, affichait en magasin une étiquette de 1,69 euro. Néanmoins, ce même produit ne coûtait que 1,49 euro lors du relevé effectué en novembre par les services du ministère. "Ce que nous voulons, c'est établir et comprendre la réalité des prix telle qu'elle est vécue et pratiquée par les consommateurs, et éviter le sensationnel", a dit la ministre.
Bon, si je comprends bien tout, voilà une ministre qui ose mettre les mains dans le cambouis ! Aller dans un supermarché de banlieue en ayant été annoncée - cela va de soi - et relever que LA plaquette de beurre Président ( ça s'invente pas ! elle a même choisi le produit !) a un prix inférieur à celui cité dans l'enquête très minutieuse de l' INC, c'est du boulot! Voilà de quoi fustiger les vilains menteurs de l' INC et prouver de façon ronflante que dans son ministère, on bosse ! Voudrait-elle nous faire croire que nous sommes tous de pauvres cloches ( et je suis polie) d'affirmer que la courbe des prix s'accélère ?
Désolée, chère Madame, mais moi, j'aurais plutôt confiance dans le travail de l' INC que dans le vôtre! Eux sont sur le terrain en permanence et notent les fluctuations au jour le jour . Quant aux gens du bas-peuple, n'en parlons pas : c'est jonglage permanent pour finir le mois sans passer par la zone rouge du banquier !
Du foutage de gueule mais bon, elle a pris des risques la madame ! ! :-)

Et une disparue de plus à Juarez ! Combien faudra t'il de disparitions et de cadavres de femmes pour que la police mexicaine mette la main sur les coupables ?



























Texte d’ Amin Maalouf, écrit spécialement pour la soirée de Reporters sans frontières au Musée d'Orsay, le 1er février 2006
Le Liban
Le Liban est un rosier sauvage. Si vous vous approchez des fleurs, gardez-vous des épines. Et si vos mains s'en trouvent lacérées jusqu'au sang, prenez quand même le temps de caresser les fleurs. Je parle de rosiers, ayant à l'esprit cette pratique, répandue en Bourgogne et dans le Bordelais, qui consiste à laisser pousser des rosiers, justement, en tête des rangées de vigne. On a constaté, en effet, que cette fleur souffrait avant toute autre des maladies qui s'attaquent aux plantes, et qu'elle pouvait donc servir de sentinelle pour alerter les vignerons et leur donner le temps de réagir.
Mais les hommes ne comprennent pas toujours le message. Certains, par paresse, par ignorance, par aveuglement, lorsqu'ils voient apparaître des taches sur les feuilles, se disent que le rosier est, de toute manière, une plante fragile, délicate, frivole, et que leur vigne ne risque rien. Il y a trente ans, le Liban est entré dans l'une des phases les plus éprouvantes de son histoire.
Une société qui voyait dans la diversité sa raison d'être, et dans la liberté d'expression le fondement de la paix civile, venait de sombrer dans la crispation identitaire, les massacres, la peur de l'autre et la destruction de soi. Pendant quelque temps, le pays est apparu comme une exception, affligeante pour ses fils comme pour ses fidèles amis, mais ne suscitant, chez bien des gens, que des jugements détachés et condescendants.
Que voulez-vous ? Le rosier est une plante si fragile ! Puis les affrontements ethniques et communautaires se sont multipliés à travers le monde. Non seulement au Proche-Orient, en Afrique, ou dans le sud de l'Asie, mais également dans l'ancienne Yougoslavie, aux premiers contreforts de l'Europe. Et au-delà.
Ce qui semblait naguère, le triste apanage de quelques banlieues de Beyrouth, a aujourd'hui pour théâtre la planète entière, de Manhattan à la Tchétchénie,en passant par Londres, Madrid, et jusqu'à Bali. Crispation, massacres, peur de l'autre et destruction de soi. Il est vrai qu'avec la chute du Mur de Berlin, nous sommes passés d'un monde où les clivages étaient surtout idéologiques à un monde où les clivages sont identitaires. Je n'ai aucune nostalgie pour l'époque de la Guerre froide, qui a causé, au XXe siècle, les drames que l'on sait. Mais elle avait pour caractéristique d'éveiller, en permanence, le débat.
Quand les clivages sont identitaires, il n'y a ni débat ni dialogue. Chacun proclame ses appartenances à la face de l'autre, chacun lance ses imprécations ; puis retentissent rafales et explosions. Le rosier est une plante délicate, me dit-on. Le Liban est une mosaïque de communautés qu'on ne s'y trompe pas, il ne s'agit plus seulement du Liban, la Terre entière est une mosaïque de communautés.
Ethnies opprimées, religions chatouilleuses, nations inassouvies, elles sont chaque jour un peu plus apeurées, et tentées par le recours à la violence ; pour se protéger, pour s'affirmer, ou pour se venger. Si l'humanité d'aujourd'hui se révélait incapable de Faire vivre ensemble, dans l'harmonie et dans la dignité, sur le minuscule territoire du Liban, des communautés qui, depuis des siècles, pratiquent la coexistence ou, à tout le moins, le côtoiement, comment diable pourrait-elle gérer l'incommensurable diversité planétaire ?
A cette interrogation angoissée, ce début de siècle nous apporte un début de réponse, qui n'a rien de rassurant. Ni pour les pays où cohabitent depuis longtemps des populations mêlées, ni pour ceux qui viennent tout juste de découvrir les contraintes de la diversité. Il suffit de promener son regard sur cette planète déboussolée pour constater que la violence ne recule pas, et que le fossé entre les plus grosses communautés humaines ne fait que s'élargir.
Pas un événement majeur qui ne soit vécu, des deux côtés de la faille, et notamment sur les deux rives de la Méditerranée, avec des sentiments opposés.
Amis du Liban, ne perdez pas des yeux le rosier sauvage qui a poussé précisément au bord de cette faille ! Si vous voyez s'épanouir, puis triompher, le vaste élan de liberté et de coexistence dont Samir, Gebran, May et leurs compagnons ont été les courageux porte-drapeaux,c'est que la vigne des hommes donnera demain des grappes saines. Mais si vous voyez les fleurs trembler, chanceler, puis s'abattre, si vous voyez la pourriture se former à la naissance des feuilles, c'est que la vigne entière est menacée, et que le vin de l'avenir sera aigre.
Amin Maalouf


























Comme un barbare
Là où se pressent des maisons courbées
Là où monte le chemin du cimetière
Là où coule un fleuve élargi
Là j'ai rêvé ma vie
La nuit, il vole un ange dans le ciel
Un éclair blanc sur les toits
Il me prédit une longue, longue route
Il lancera mon nom au-dessus des maisons
Mon peuple, c'est pour toi que j'ai chanté
Qui sait si ce chant te plaît
Une voix sort de mes poumons
Toute chagrin et fatigue
C'est d'après toi que je peins
Fleurs, forêts, gens et maisons
Comme un barbare je colore ta face
Nuit et jour je te bénis
Marc Chagall (1930-1935), Poèmes.














Je me suis inscrite et j'ai déjà des contacts vraiment sympathiques ! J'aime beaucoup ces échanges !











http://www.mikestilkey.com/?goto=booksculptures







Will Ashford turns books into pieces of art by drawing in it, scratching out some words and highlighting others. http://web.mac.com/washford/Wills_Words/Artists_Statement.html
L'artiste découpe, colle, reconstitue, invente, détourne..C'est passionnant !
Amazing bird, abstract branching animation.
Via http://www.coolhunting.com/archives/2...

Cet octogénaire est d'une modernité extraordinaire ! Les sièges ci-dessus ont été conçus en 1967 et 1971 !

http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=170447&page=article
Jean Albany : Poète en créolie
Mais le soleil
A la couleur des acacias
Et l'air a pris le goût du miel
De ma ravine à jamrosas (
Place Maubert 1944)
... Le ciel hélas
N'est plus couleur des acacias
L'air n'a plus goût du miel
De ma ravine à jamrosas
(Variante)
Nous voici en ton verger, Seigneur
Comme ces oiseaux qui chantent sous la pluie
L'azur, le soleil et les fleurs
Pour retenir le temps qui trop vite s'enfuit.
[...]
Nous voici ancrés dans notre vie, Seigneur
Simples fruits de la terre et de l'onde
Nous entendons parfois battre nos coeurs
C'est peut-être ta voix au bout du monde.
En ton verger, pp. 94-95
http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=172374&page=article
Esclaves chez Mme Desbassayns
L'esclavage sur l'île de la Réunion : fort instructif !




