samedi 16 février 2008

Jego est arrivé-é-é , sans s'presser-é-é..



Dans le Figaro samedi, le porte-parole de l'UMP dénonce "une forme de complot politico-financier" et un "terrorisme intellectuel".
Vendredi, Fillon dénonçait une "chasse au président" après l'appel lancé par Royal, Bayrou mais aussi Villepin "pour une vigilance républicaine"


Après François Fillon, c'est au tour d'Yves Jego de réaffirmer sa loyauté envers Nicolas Sarkozy. Dans un entretien publié samedi dans Le Figaro, le porte-parole de l'UMP va jusqu'à affirmer qu'"on veut abattre le président de la République". "Il y a d'un côté ceux qui désespèrent de la gauche, et qui, n'ayant plus d'armée officielle, veulent développer une forme de terrorisme intellectuel dans notre pays", affirme-t-il, interrogé sur la baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages. "De l'autre côté, viennent s'ajouter ceux qui veulent garder leurs avantages acquis et qui ont peur du changement", ajoute-t-il. "Il y a là une conjonction d'intérêts inédite sous la Ve République. C'est la première fois que l'on veut 'abattre' avec tant de force un président de la République alors qu'il n'y a pas de crise politique et sociale, ni même de grèves massives", juge-t-il. Quant à la médiatisation de la vie privée du chef de l'Etat, il estime que "c'est plus que du harcèlement, c'est une forme de complot politico-financier qui ne s'appuie sur aucune justification rationnelle". Pour lui, "avant, la presse était de connivence avec les présidents qui mentaient sur leur vie privée. Aujourd'hui, elle semble vouloir porter atteinte à celui qui dit la vérité sur sa vie privée". "Nous verrons si l'opération de destruction a fonctionné, mais je sens qu'une réaction est en train de se produire", affirme Yves Jego. "Ce terrorisme intellectuel malveillant suscite une révolte dans l'opinion, qui n'accepte plus cette méthode de lynchage permanent", estime-t-il.


Bayrou, Royal et Villepin dans la ligne de mire :

Vendredi, c'est le Premier ministre qui venait à la rescousse du chef de l'Etat. François Fillon se faisant ainsi l'avocat d'un Nicolas Sarkozy victime, selon lui d'une "chasse au président" orchestrée par une gauche "démagogique". En s'en prenant à la vie privée du président, elle a fait preuve, a-t-il estimé d'une "violence inouïe, inégalée dans l'histoire de la Ve" République. Le Premier ministre a multiplié les attaques contre tous ceux qui veulent le "déstabiliser". Dans sa ligne de mire: Ségolène Royal, François Bayrou mais également son prédécesseur à Matignon Dominique de Villepin qui signent dans le magazine Marianne un "appel pour une vigilance républicaine" face à des risques de "dérive (...) confinant à la monarchie élective". (Lire notre article). Le Premier ministre y voit un "mur du conservatisme" qui "se dresse face à une équipe gouvernementale conduite par un président de la République qui a décidé d'aller jusqu'au bout des réformes".
(D'après agences)

Aucun commentaire: