
vendredi 27 avril 2007
Fête du livre à Villeurbanne / Rhône

SOS d'un terrien en détresse
La quinzaine du commerce équitable

http://capasseparmoi.org/
La semaine étudiante du commerce équitable en Mars dernier:il n'est jamais trop tôt pour s'informer et s'engager !
J. T.
" Le commerce équitable n'est plus une activité marginale réservée à quelques privilégiés soucieux de consommer dans le respect de l'homme et de la nature. C'est aujourd'hui une vraie filière, dont le chiffre d'affaires est passé, en France, de 12 à 166 millions d'euros entre 2001 et 2006 et dont l'offre ne cesse de se diversifier. Le concept : proposer de nouvelles règles du jeu au commerce mondial en garantissant un tarif de vente minimal aux petits producteurs d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie. Si l'alimentaire reste le coeur du marché (café, jus de fruits, chocolat , quinoa...), le textile se développe depuis deux ans (le coton notamment), et des cosmétiques commencent à apparaître. Selon un sondage Ipsos pour l'association Max Havelaar, qui labellise les produits de quelque 150 marques, chaque Français a consacré près de 2,8 euros en 2006 à des produits de commerce équitable, soit une progression de 40 % par rapport à 2005.
Prenez de délicates épices, des condiments du terroir éthiopien, ajoutez beaucoup de matière grise, remuez, vous obtenez le projet «Home Gardens of Ethiopia». Son inspirateur, Bernard Roussel, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, s'enthousiasme pour «une épice mythique qui allie le goût de poivre à celui de cardamome ; la maniguette est de la famille du gingembre, il y en a plusieurs variétés de par le monde, c'est une des composantes du pastis». En Ethiopie, une variété unique, la maniguette Kororima, pousse au pied des caféiers à l'état sauvage dans la Coffee Forest, un écosystème complexe de jardins-vergers. Une fois récoltée, elle est mise à sécher sur des fils en feuilles de bananier au-dessus des foyers dans les maisons, son goût fumé en fait un produit inimitable. Si la passion de Bernard Roussel pour la «graine de paradis» se propage aux consommateurs occidentaux, ces derniers en l'achetant protégeront la plante, la Coffee Forest dans laquelle elle pousse, et le savoir des communautés locales.
Pour réconcilier l'homme, la nature et le business, les experts du projet veulent encourager la mise en place de systèmes d'indications géographiques (IG), l'équivalent des appellations d'origine contrôlée, élaborées par la France pour protéger ses spiritueux. Les pays en développement leur portent une attention croissante. En Afrique, on s'interroge, on tâtonne. L'Afrique du Sud a opté pour un système de marque, qui garantit le nom du produit, mais pas son attachement au terroir, à sa qualité, et à son mode de production. Les IG présupposent, elles, des liens entre le produit, un espace géographique et un savoir-faire humain.
Tradition.
Ce pays n'a pas été choisi au hasard. Certaines communautés y ont élaboré des jardins où coexistent jusqu'à 200 espèces végétales. A ces lieux s'attachent des rituels et des traditions, menacés par la pauvreté. «La biodiversité disparaît en même temps que les savoir-faire, qui ne sont plus transmis», explique Zemede Tasfaw, professeur de botanique à l'université d'Addis-Abeba. Rentabilité oblige, les fermiers renoncent aux cultures traditionnelles pour planter du chou, ou encore du qat, une plante psychotrope consommée en grande quantité dans la corne de l'Afrique.
Une idée bien ancrée veut que la préservation de la nature aille de pair avec l'absence de présence humaine. En Afrique, elle se traduit parfois par l'érection de murs pour protéger les parcs des populations avoisinantes. L'anthropologue Alula Pankhurst souligne pourtant qu' «il existe un lien très fort entre diversité culturelle et diversité biologique», magistralement illustré en Ethiopie. Et que la mise en place des IG pourrait renforcer. Au Mexique, la formule a été développée avec succès. «La production standardisée de produits agricoles est allée de pair avec les migrations massives vers les villes», explique le biologiste mexicain Jorge Larson. «Aujourd'hui, la plupart de ces migrants ont perdu la mémoire des goûts d'antan, les IG sont un moyen de transférer une part de cette mémoire.» Il faut aussi compter avec des consommateurs en quête d'expérience unique, de raffinement et d'exotisme. Dans la logique des IG, ils acceptent de payer un premium, non pour rémunérer de pauvres fermiers du tiers-monde, mais parce qu'ils savourent la qualité du produit. «On fait du commerce, on arrête la charité», tempête Bernard Roussel.
Aux IG correspondent des cahiers des charges très précis. «On peut y inclure des manières de produire respectueuses de l'environnement», insiste Delphine Marie Vivian, juriste au Cirad. Depuis 1994, tous les pays de l'OMC sont tenus de protéger les IG. Le succès de la démarche dépend des garanties de qualité du produit. Le contrôle, qui implique des procédures lourdes et coûteuses, repose sur des organismes indépendants. C'est là que le bât blesse, les organisations paysannes sont souvent faibles en Afrique. En Ethiopie par exemple, le dictateur marxiste Mengistu a forcé la main des agriculteurs, qui considèrent avec méfiance les coopératives. Se pose aussi la question de la redistribution des bénéfices aux producteurs.
Combats.
Humeur du matin

jeudi 26 avril 2007
Retour au calme

Le soleil avait déserté le ciel et de gros nuages noirs obscurcissaient le ciel lorsque nous sommes arrivées..
Ma mère rayonnait en ne cessant de répéter quelle belle journée elle avait passé ! Que demander de plus ?
Donc ,pour ce retour au calme ,je vous offre un magnifique ave Maria..
Schubert - Ave Maria (Opera)
Surprenant mais pourquoi pas ?

Des images chocs pour sensibiliser les jeunes à la famine.
Justine Trillat
Lecture d'image

Petites merveilles



Jules Renard
L'horreur alimentaire en images

De quoi se poser des questions , nous les " nantis" qui mangeons à notre faim ou plus qu'à notre faim !Nos revues sont basées sur les régimes alimentaires pour perdre ces kilos si durement gagnés en dévorant tout sur notre passage !J'en sais quelque chose :je fais partie de ceux-là !
L'horreur alimentaire en images
CAROLINE DE MALET.
Un documentaire édifiant sur les aberrations du système agroalimentaire planétaire.
LES PREMIÈRES images sont chocs : des tonnes de pains entiers déversés par une benne à ordure. Suit un sous-titre : « Chaque jour, la quantité de pain qu'on jette à Vienne pourrait nourrir la deuxième ville d'Autriche, Graz. »
Ce n'est qu'un début. Suit une vue d'hélicoptère sur les serres d'Almeria, dans le sud de l'Espagne, le plus grand verger d'Europe : 25 000 hectares où l'on fait pousser depuis cinquante ans des tomates irriguées artificiellement et vendues à des prix cassés, qui provoquent des pénuries d'eau dans la région.
En une heure et demi, le documentaire We Feed the World produit par l'Autrichien Erwin Wagenhofer, qui sort aujourd'hui dans cinquante salles, dénonce les ravages de l'exploitation intensive des terres. De l'Amazonie à l'océan Atlantique, en passant par la Roumanie, le film, tourné dans six pays, est une succession de témoignages marquants qui mettent chacun le doigt sur une des dimensions du sujet. Avare de commentaires, il se contente de filmer des faits bruts et de donner la parole aux principaux acteurs de ce secteur, pêcheurs, agriculteurs ou industriels. Le tout est révélateur d'une logique économique dans laquelle la nourriture est un bien industriel comme un autre, sans tenir compte de sa dimension sociale ou écologique.
«Tout enfant qui meurt de faim est, en réalité, assassiné»
De quoi soulever bien des questions. Pourquoi des pans entiers de la forêt amazonienne - 350 000 hectares - ont-ils disparu pour y cultiver du soja qui nourrit le cheptel européen, alors qu'un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique ? Avons-nous besoin de manger des fraises à Noël ? Ou de faire parcourir 3 000 kilomètres aux tomates que nous achetons dans nos supermarchés ? Sur le plus grand marché d'Afrique de l'Ouest, à Dakar, les légumes européens sont vendus au tiers du prix local...
Le réalisateur, connu pour ses documentaires engagés, qui signe là son huitième long-métrage, le présente comme « un film sur la pauvreté au coeur de la richesse ». Le témoignage de Jean Ziegler, rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme de l'ONU pour le droit à l'alimentation, qui émet les seuls commentaires, est déterminant. « Étant donné l'état actuel de l'agriculture dans le monde, on sait qu'elle pourrait nourrir 12 millions d'individus sans difficulté. Pour le dire autrement : tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné. »
Jean Ziegler est lui-même l'auteur d'un ouvrage publié en 2005, L'Empire de la honte, qui dénonce la mise au pas des pays du Sud par les grandes sociétés multinationales. Le film, sous-titré « Le Marché de la faim », s'achève sur une interview de Peter Brabeck, PDG de Nestlé, la plus grande multinationale du secteur, qui se félicite de « ce que nous mangeons n'a jamais été aussi bon, nous n'avons jamais été aussi riches » et s'extasie devant une des usines japonaises du groupe, presque entièrement automatisée.
Le film sort en salle moins d'un mois après un autre documentaire consacré au même sujet, Notre Pain quotidien, réalisé par l'Autrichien Nikolaus Geyrhalter. Totalement muet, ce dernier se contente de montrer des images. Choc assuré. Plusieurs livres qui sortent en librairie ces jours-ci apportent également leur voix au chapitre aux côtés du livre du film, Le Marché de la faim édité par Actes Sud : Terres d'avenir, préfacé par Edgar Morin, « sur les ravages de l'agriculture comme de l'élevage industriels », ou L'Arme alimentaire de Christian Pèes, qui propose une troisième voie entre ultralibéralisme et altermondialisme.
We Feed the World Documentaire d'Erwin Wagenhofer. Durée : 1 h 36mn
Cherchez l'erreur !
Plusieurs centaines d'employés d'Airbus ont débrayé mercredi en fin d'après-midi à Toulouse pour protester contre le montant de la prime d'intéressement annuelle annoncée mardi par la direction, et qu'ils estiment "dérisoire", apprend-on de source syndicale.
"Il s'agit d'un mouvement d'humeur par rapport à la prime d'intéressement, d'un montant moyen de cinq euros, contre 1.200 à 1.800 euros l'an dernier !"
"Il faut ramener ce chiffre de cinq euros aux 8,5 millions d'euros touchés par Forgeard", l'ex-PDG d'Airbus, a ajouté M. Petrachi, évoquant le montant des indemnités de départ versées par l'avionneur européen à Noël Forgeard.
L'ex-PDG d'Airbus et ancien co-président exécutif d'EADS a touché 6,1 millions d'euros lors de son départ en 2006 du groupe, auxquels s'ajoute une prime de non-concurrence de 2,4 millions d'euros.
GRRRRRRRR !
Don d'organes : décidez-vous , bon sang !
Sensibilisation :
Au 31 décembre 2006, la liste d'attente pour un greffon comportait encore 7 264 malades. Si globalement les Français évoquent la question du don d'organe en famille, seuls 41 % d'entre eux ont fait connaître leur position (Ipsos).
Un sujet encore tabou en France.
Une grande campagne de sensibilisation au don d'organe, encore insuffisants, a démarré hier à travers deux spots diffusés sur des chaînes de télévision. « Le public jeune est cette fois notre cible privilégiée, explique Marie-Claire Paulet, présidente de l'association France Adot [Association pour le don d'organe et de tissus humains]. D'après notre enquête, 65 % des jeunes sont pour le don d'organe, ils nous restent donc à les convaincre de prendre leur carte de donneur universel. »
En France, près de 12 400 personnes ont eu besoin d'une greffe d'organe en 2006. Si 5 000 d'entre elles ont pu être réalisées, 229 personnes sont décédées faute d'avoir reçu un greffon à temps.Les deux spots, « L'incendie » et « La noyade », se terminent par ce message : « Si vous n'êtes pas doué pour sauver des vies, attendez d'être mort. » Une idée pas toujours facile à faire passer auprès des familles des victimes, comme en témoigne Pierre Noir, vice-président de l'association. « C'est toujours délicat de venir trouver les parents d'un enfant décédé pour savoir s'ils acceptent que l'on prélève des organes sur lui. La réticence est souvent due au manque d'information. »
Flore Galaud
Des merveilles à portée de main



Fermée pour cause de déménagement depuis février 2006, la collection de minéraux de Jussieu (université Pierre-et-Marie-Curie) a rouvert ses portes au public, lundi 23 avril, place de Jussieu, à Paris.
Collection de minéraux de Jussieu : 4, place Jussieu, Paris-5e. Entrée : 4,5 euros ; tarif réduit : 2 euros. Entrée libre pour les moins de 10 ans.
Espoir ?

Sa masse, cinq fois celle de notre planète (3), laisse supposer "soit une constitution rocheuse (comme pour la Terre), soit une surface couverte par un océan", précisent les découvreurs. D'après leurs calculs, la température moyenne de cette exoplanète est comprise entre 0 et 40 degrés Celsius. "Ces conditions permettent la présence d'eau liquide à sa surface", souligne l'équipe. Et d'indiquer que tous ces "points communs" avec notre planète "permettent d'imaginer l'existence d'une éventuelle vie extra-terrestre".
Pour aboutir à cette découverte, les astronomes se sont intéressés à l'environnement de Gl581, une étoile naine rouge. Ces étoiles, dotées de très faible masse, sont "des cibles privilégiées pour la recherche de planètes habitables" : les naines rouges "étant relativement peu lumineuses, leurs planètes habitables orbitent près d'elles et sont alors plus facilement détectables". Par ailleurs, les naines rouges sont très nombreuses : elles représentent 80 des 100 astres les plus proches du système solaire.
"Cible privilégiée"
La "Terre bis" orbite autour de Gl581 en 13 jours. La gravité à sa surface est 2,2 fois celle à la surface de la Terre, et son rayon 1, 5 fois supérieur à celui de la Terre. "De par sa température (qui la rend habitable) et sa relative proximité avec notre propre système solaire (20,5 années-lumière seulement), cette planète va devenir la cible privilégiée des prochaines missions dédiées à la recherche de vie extra-terrestre, notamment avec le satellite Darwin", pointe l'équipe européenne.
Outre cette planète potentiellement habitable, le système de Gl581 est constitué d'au moins deux autres planètes : la première de masse comparable à Neptune et la seconde d'une masse 8 fois supérieure à celle de la Terre. Ces observations ont été menées à l'Observatoire austral européen (ESO) à La Silla, au Chili.
(1) Laboratoires associés au CNRS, Observatoire de Genève et Centre d'astronomie de Lisbonne.
humeur du matin

mercredi 25 avril 2007
Humeur du soir
Se gaver de belles choses
http://www.metmuseum.org/
http://www.moma.org/
http://www.whitney.org/
http://www.guggenheim.org/new_york_index.shtml
Blog de design
Devant la présentation de ce blog ( http://design.blog.20minutes.fr/ ) ,on ne peut qu'y courir ! Ce que j'ai fait avec plaisir ! Mission accomplie pour le journaliste !:-))
"Un plaisir pour les yeux. Nouvelle recrue de qualité parmi les blogs de 20 minutes, le blog du design offre naturellement une grande place au visuel. Mais le texte, informé et marrant, permet également à l’internaute de déchiffrer ce qui se trouve derrière ces belles images.De plus, comme de nombreux liens ouvrent le blog sur toute une série de sites consacrés au design, il constitue la porte d’entrée rêvée pour une séance de surf visuel.Cette nouvelle adresse nous est offerte par «Herveline» qui décrit ainsi son désir de bloguer sur le sujet: «Partir, c'est rêver. Revenir. Emerveillé, les yeux cernés, heureux. Raconter.»
Waouh Paul Mac Cartney !!!
La cité des Mortes : Ciudad Juarez

Allez surtout sur le site http://www.lacitedesmortes.net/. Vous en apprendrez plus..
Un vrai loukoum !

Déroutant !



Un bandeau noir à la Brigitte Bardot, un bermuda au genou et des collants sans pied de danseuse. A 13 ans, Marie-Pierre est une jolie mannequin de catalogue. Mais à la différence de ses congénères à la contestable maigreur, elle affiche de jolies rondeurs. Quelques pages, plus loin, une femme en fauteuil roulant présente les dernières créations de Lise de Grasse, une famille africaine étale sa joie de vivre et le troisième âge suit avec cannes et béquilles. Peaux claires, mates, foncées ou ridées, c'est un catalogue 100 % «vrais gens» pas un concept marketing.
Pose, vocabulaire.
Banlieue en couleurs.
OEuvre subversive, la Déroute est aussi un projet culturel et social. Il ne serait jamais sorti sans le soutien de l'association toulousaine Entrez sans frapper, qui propage l'art contemporain dans les milieux éloignés des galeries et musées. «En accueillant un artiste en résidence à Empalot, explique la directrice Isabelle Tardiglio, nous voulons faire sortir l'art des lieux traditionnels et associer les habitants à la création d'une oeuvre.» Connu de tous, présent dans de nombreux foyers, le catalogue de la Redoute fut une excellente clé d'entrée. Détourné et pastiché, il fut immédiatement adopté par les habitants, les associations, les clubs sportifs, les commerçants... «Aujourd'hui, la représentation identitaire passe par l'habillement, particulièrement pour les jeunes, souligne Isabelle Tardiglio. C'était en plein dans leurs préoccupations.» Si les jeunes filles, les enfants ou les personnes âgées ont totalement joué le jeu certains venant et revenant habillés différemment , les jeunes hommes et les pères de famille ont été plus difficiles à convaincre : pas le temps, peu d'intérêt pour un catalogue de mode jugé truc de fille «c'est ma femme qui commande...»
Et la Redoute dans tout ça ? Offusquée d'avoir été pastichée ? Au départ, les promoteurs de la Déroute ont essayé d'enrôler le vépéciste comme partenaire. Enthousiaste sur le projet, le leader de la vente par correspondance a freiné à l'énoncé du titre. Trop négatif. «Si on leur avait dit "la Bonne Route", dit Nicolas Simarik, ils étaient partants.» Ils ont abandonné le projet, et plus donné signe de vie à l'association... jusqu'à ce que Libération les contacte cette semaine. Directrice de la communication externe, Geneviève Aerts ne tarit pas d'éloges sur le résultat. «C'est une formidable aventure solidaire et sociale, dit-elle. Le détournement est juste et plein d'humour. En nous adressant aux vrais gens, nous pensons que la mode n'est pas un diktat, elle appartient à tout le monde, elle est dans la rue. Illustrant ce même constat, la Déroute est à la fois très proche et très décalée de nous.»
La sensualité du printemps

Pêle-mêle :
C’est le printemps ! Le soleil, enfin revenu, rend les yeux des filles plus luisants, plus appuyés les regards des garçons. Il met des sourires sur les lèvres et de la gaieté au cour, en dépit des angoisses quotidiennes. Les terrasses des cafés sont à nouveau combles, les corsages gonflent, les tailles se libèrent et les jupes raccourcissent : il y a, dans l’air, comme un refrain de musette mâtiné de salsa... Les amoureux envahissent les jardins publics ou, main dans la main, se promènent au long de la Seine, joyeusement salués par les passagers des bateaux-mouches. À la pointe du square du Vert-Galant, les saules pleureurs ont repris la verdeur qu’on prêtait aussi à ce bon roi Henri, lequel, du haut de son cheval, domine piétons et véhicules qui vont et viennent sur le Pont Neuf. Un peu en aval, les curieux affluent vers la passerelle des Arts afin d’y admirer les monumentales sculptures du Sénégalais Ousmane Sow. Ils s’y pressent si nombreux que l’on craint de voir le fragile ouvrage se rompre et s’engloutir dans les eaux avec son grouillant chargement. Les chanteurs de rue que la froideur et la grisaille ont longtemps retenus chez eux, sont désormais de sortie, enchaînant rengaine sur rengaine pour notre plus grand plaisir. Au coin d’une rue, un groupe de gamines, mené par une jolie blonde, reprend en chour :
C’est si bon/ De partir n’importe où/ Bras dessus, bras dessous/ En chantant des chansons/ C’est si bon/ De pouvoir l’embrasser/ Et puis d’recommencer/ À la moindre occasion ...
"Charles Trenet ! " crie la ravissante blonde. " Pour tes beaux yeux, mignonne ", lance le chanteur en déployant son accordéon
Y’a d’la joie, bonjour bonjour les hirondelles,
Y’a d’la joie, dans le ciel et par-dessus les toits,
Y’a d’la joie et du soleil dans les ruelles
Y’a d’la joie, partout y’a d’la joie ! .
Une petite foule entoure maintenant le musicien, des piétons pourtant pressés s’arrêtent et les automobilistes, subitement patients, sourient penchés à leur portière. Trois agents de police battent la mesure du pied. Puis, sous les applaudissements, accordéon et chanteur se taisent. La Java bleue, demande le vieux fleuriste. " C’est pour te rappeler ton jeune temps, grand-père ", lui rétorque, goguenard, l’accordéoniste tout en s’exécutant.
C’est la java bleue/ La java la plus belle/ Celle qui ensorcelle...
La jolie gosse de tout à l’heure tend les bras au marchand de fleurs. Un bref moment d’hésitation et il enlace la jeune fille : ses jambes ont retrouvé ses vingt ans ! C’est qu’avant la Guerre, c’était un fier danseur, le Marcel, avant cette balle qui lui a laissé une patte folle...
Et que l’on danse les yeux dans les yeux/ Au rythme joyeux/ Quand les corps se confondent/ Comme elle au monde/ Il n’y en a pas deux/ C’est la Java bleue... .
À présent, c’est toute la rue qui danse, les flics comme les garçons de café, les vendeuses de la charcuterie comme les commis du supermarché. " Ça, c’est Paris ", murmure alors un touriste à fort accent germanique, avant d’écraser une larme...
Tout a une fin, pourtant, et chacun et chacune de retourner à ses affaires tandis que l’artiste récolte le fruit du bonheur qu’il a dispensé. Il s’en va, sans doute heureux d’avoir offert un moment de récréation aux habitants soucieux de la grande ville... Marcel qui n’a pas oublié sa galanterie de toujours, s’empresse de remettre quelques violettes à sa cavalière. La blondinette lui plante un baiser sur la joue.
- " Vous êtes un fameux danseur ", lui déclare-t-elle.
Le vieil homme rougit sous le compliment, regardant s’éloigner la gamine qu’il a vu grandir et qui s’épanouit aujourd’hui, aussi radieuse que le printemps lui-même.
La rue s’est apaisée puis a repris sa physionomie habituelle. Pas tout à fait, cependant : un regard attentif y décèle quelque chose d’une mollesse nouvelle, voluptueuse dans les gestes des passants, comme si la musique avait laissé de la douceur dans les cours, comme si elle y avait fait poindre le désir...
Reprenez votre vieil agenda !

(Selon Gill Eric Leininger, professeur de Yoga)
- D'abord, savoir se contenter de ce que l'on a et s'en émerveiller : un corps qui fonctionne, une famille, un toit, des vêtements, une voiture, un travail etc... autant d'éléments qui nous semblent dûs et dont on oublie la valeur.
- Remercier la vie et l'aimer, se réjouir de ses richesses, jouir des choses simples : le soleil, le ciel bleu, la rivière, l'architecture, l'art, le vent, la pluie, les créations humaines et naturelles, sont autant de choses devant lesquelles on peut s'extasier, à condition, simplement, de poser les yeux dessus et de prendre un peu de temps.
- Aimer et cultiver l'amour de toutes les vertus en relation avec le coeur : courage, cordialité, et aussi, rire de bon coeur.
- Faire attention aux mots : ne pas se laisser atteindre par ceux entendus et surveiller ceux que l'on prononce afin qu'ils ne blessent pas, mais qu'ils soient justes et doux comme le miel.
- Travailler à se reconnaitre soi-même : chaque fin d'année, reprendre son agenda et le parcourir page par page et noter sur une feuille à part les meilleurs moments de l'année, les rencontres, les temps forts, les moments de bonheur plein mais aussi les moments où on a vaincu d'importantes difficultés. Après les avoir notés, les relire : on verra alors comme l'année a été pleine et belle, ce qui préfigurera une nouvelle année sous les meilleures auspices.
Humeur du matin

Jules Renard
mardi 24 avril 2007
Bartabas et ses " levers de soleil "

Mais au Maroc, les deux musiciens qui accompagnaient cette cérémonie au premier jour, à Bagatelle, seront avec lui. L'un, Kudsi Erguner, flûtiste, travaille régulièrement avec Peter Brook, l'autre, Nezih Uzel, chanteur et joueur d'oud, lui a été présenté par Chérif Khaznadar. À l'aube, moment très rare et inoubliable.
C'est beau , l'amitié
C'est bien d'avoir des amis fidèles !
Dites , Mr Hariri ,vous n'auriez rien sur la région lyonnaise ? Je cherche un appartement ..oh pas aussi grand que celui que vous prêtez aux Chirac ,évidemment ! Un petit 100 m2 me conviendrait parfaitement..
Que faut-il faire pour entrer dans votre cercle amical ? :-))
C'est le genre de nouvelles à me mettre de mauvaise humeur pour plusieurs jours !!
GRRRRRRRRR !
Humeur du soir
In black and white..En noir et blanc !
Louis Armstrong and Johnny Cash - Blue Yodel No. 9
I would have never guessed, but Louis Armstrong was a guest on the Johnny Cash Show. This and the story about Satchmo and Jimmie Rogers show how diverse musical tastes these men had and once again that music is a great connector.
This is from episode 38, Oct., 28, 1970 and must be one of Satchmo's last performances. He was such a great performer right to the end and the Nashville audience and Johnny just loved him.
Louis Armstrong cracks everybody up at the start of the song: Let's give it to 'em in black and white.
Une drôle d'idée

Donner à voir ce qui se passe dans le monde entier à un moment donné. Voilà ce que Flickr va faire. Le 5 mai, à l’occasion des 24 heures de Flickr, le site communautaire de photo invite ses internautes à joindre un groupe créé pour l’occasion et à faire des photos de leur journée, où qu’ils soient.«Que se passe-t-il dans le monde en un jour? En un mot – la vie», dit, dans une envolée lyrique, la page d’accueil présentant l’événement. «Pour célébrer cette communauté mondiale», le site demande aussi aux photographes de préciser où ils pris leur photo pour qu’elle apparaisse sur une carte interactive.Les internautes auront jusqu’au 21 mai pour poster leurs photos du 5 mai. Le site proposera ainsi une vision du monde au cours de la même journée. Au bout du compte, paradoxalement, les meilleures photos seront sélectionnées pour figurer dans un exemplaire du plus vieux des medias: un livre.
Nostalgie :la nougatine

A l' Anonyme souffrant
Je sais qu'il n'est pas sympa de me moquer de toi mais j'adore ça ! Courage et repooooooooos !Laisse tomber ton jardin,ta terrasse ,ta piscine ,ta pelouse , ta belle-mère etc..et pense à toi !
Site à décortiquer
Douceurs
- pâte sablée
- crème à préparer avec 170 g de sucre en poudre + 4 sachets de sucre vanillé + 1 sachet de noix de coco râpée ( 100 - 125 g) + le jus de 5 gros citrons + le zeste râpé d'un ou deux citrons + 3 oeufs battus en omelette .
Verser la crème sur la pâte et enfourner à four chaud pendant 30mn environ..th moyen :5 à 6
Ames sensibles , s'abstenir !
Expo
Une sublime invitation au voyage






Un rocher mystique, des hyènes par dizaines, les fantômes de Rimbaud et de Corto Maltese, ce ne sont pas les légendes qui manquent à Harar, cité mosaïque et ville sainte de l'islam.
Par Virginie GOMEZ ( Libération )
C'est un tort de réserver la notion de «légende urbaine» aux seules mégalopoles occidentales. Harar, ville éthiopienne située à trois cents kilomètres à l'ouest de la capitale Addis-Abeba, est le berceau d'histoires autrement plus riches que les crocodiles cachés dans les couloirs du métro new-yorkais. On peut s'y perdre à chercher le fantôme d'Arthur Rimbaud ou la silhouette massive de Corto Maltese, voire se faire peur avec le mythe des hommes-hyènes, tapis à la lisière de la ville. Pour une première immersion, dévalez depuis la porte d'Harar (jonction entre la nouvelle ville et l'ancienne) l'avenue jusqu'à la place Ferès Mégala, en prenant garde aux coups de sang des boeufs, parfois emballés, qui disputent le passage aux taxis brinquebalants. A partir de là, toutes les rues mènent à d'autres ruelles, et l'entrelacs est bientôt si serré que les voitures n'y pénètrent plus. La magie du jegol du nom de la muraille qui entoure la ville peut opérer. Résonnent dans l'enceinte des noms que n'aurait pas reniés Tolkien : celui des cinq portes Assum, Argo, Suqutat, Badro, Asmaddin, ou encore des protecteurs de cette ville de l'Est éthiopien : Abadir, son fondateur, aux alentours de l'an mil, et Nûr, le bâtisseur du jegol, bien des siècles plus tard.
Multitude de voiles.
Des étoffes, il en faut pour tous les goûts. Harari, Oromo, Somali, religions et cultures se côtoient dans la quatrième ville sainte de l'islam. En témoignent la diversité des musiques et des langues, dont les accents s'échappent des échoppes en enfilade : barbier, quincaillier, vendeur de légumes et d'épices. La ville bruisse d'une multitude de voiles, chrétiens et musulmans, une mosaïque mouvante qui ne cache pas les visages. «Harar est un lieu singulier, clos sur lui-même, un point de jonction entre la chrétienté et l'islam des hauts plateaux éthiopiens», commente Jean-Claude Guilbert, ami et biographe d'Hugo Pratt, croisé par hasard.
«Sud mythique».
Rimbaud traînant son spleen sous son burnous dans les ruelles de la ville, très peu pour lui ! «Rimbaud, à Harar, avait trouvé son Sud mythique, martèle-t-il, le Sud qu'on cherche tous et dont il avait eu la prémonition dans certains de ses écrits.» C'était aussi quelqu'un de drôle qui savait faire rire aux larmes les habitants de la région. Ce n'est pas le moindre mérite du musée Rimbaud que de former une jeune génération de guides, traits d'union entre notre imaginaire et celui d'Harar.
Ainsi, confie Youssouf Ahmed, «peut-être qu'à Harar, il y a beaucoup de Youssouf, mais le seul Youssouf Rimbaud, c'est moi». Ancien guide, le jeune Jibril Bahar, passionné d'histoire, est aujourd'hui responsable de deux musées, le musée Rimbaud et le Musée national de la ville. Cette jeune «génération Rimbaud» se pose à la nuit tombée les questions éludées lors de la visite officielle. «Sur son lit de mort, Rimbaud appelait Djami (son serviteur et ami). Au fait, Rimbaud était-il gay ?»
Questionnements que le vent murmure aux oreilles velues des dépositaires des légendes urbaines, les hyènes d'Harar. A la lueur des phares d'un camion, elles se pressent chaque soir, avides de viande, autour du nourrisseur. Les touristes qui s'attendaient à quelques spécimens faméliques en sont pour leur frais. Elles sont des dizaines, sauvages et puissantes. Pourtant, même la nuit, lorsqu'elles traînent dans le jegol, elles n'attaquent pas les hommes. Autrefois, les gens croyaient que les forgerons, caste méprisée, se changeaient en hyènes au crépuscule. «C'est absolument faux», précise le nourrisseur.
Photographe animalier, Stéphan Bonneau ne perd rien du spectacle. Il est venu à Harar pour ces animaux, «il y a une relation millénaire entre Harar et les hyènes qui sont les éboueurs de la ville, c'est d'autant plus étonnant qu'en Afrique, ces animaux réputés dangereux entretiennent très peu de relations avec l'homme», explique-t-il. Les hyènes, Rimbaud, un type de fortification unique en Ethiopie selon le photographe, «tout cela confère à Harar une certaine qualité énergétique».
Certains voyageurs soutiennent que cette qualité s'apprécie mieux avec le qat, plante excitante, riche en alcaloïdes, consommée dans la région en quantité industrielle. Pas avare de végétal, Addis, un chauffeur de taxi qui dévale les rues à bord d'une petite voiture à trois roues, en propose. Le qat, ça l'aide à tenir jusqu'à 23 heures quand il faut travailler, et, le week-end, ça lui permet de dormir. «Il en faut pour prier, les voyants en ont besoin», explique un connaisseur. C'est aussi un ingrédient essentiel de la convivialité, le qat se mâche entre potes, pendant des heures.
Marché au qat.
Les tribunaux islamiques somaliens qui ont pris le pouvoir à Mogadiscio ont interdit la consommation de qat, mais les commerçants ne sont pas inquiets, tant les cargaisons s'écoulent vite. D'Harar, la piste qui grimpe ver Djidjiga, non loin de la frontière avec la Somalie, offre une vue imprenable sur la cité ocre hérissée de minarets. Les plantations de qat, mêlées aux sorghos, caféiers, papayers tapissent la vallée. Des sycomores, arbres sacrés, ombragent des tombes. Beauté paisible, alors qu'une guerre qui couve entre la Somalie et l'Ethiopie, menace de ranimer les vieux démons, réconciliés dans le jegol.
Boutiques des Musées de France

Pour des cadeaux originaux , saviez-vous qu'il existait une boutique de la Comédie Française ( http://www.comedie-francaise.fr/boutiques/lignecf.php ) ainsi qu'un catalogue des Musées de France ( http://www.museesdefrance.com/?language=fr&partenaire=Rmn ) ?
J'ai déjà commandé en ligne à la boutique des Musées de France . Originalité et facilité d'utilisation !Des reproductions certifiées et d'excellente qualité vous sont proposées !
Fête de la Nature

http://www.fetedelanature.com/index
La musique a sa fête, le patrimoine ses journées, les amoureux la Saint Valentin... et la Nature, alors ? La Fête de la Nature est l'occasion de rassembler tous les acteurs de la protection de la nature et le grand public en un évènement unique, fort et convivial, au cœur de la nature, organisé à l'échelle de tout le territoire national (métropole et outre-mer).
Pour sa première édition, la Fête de la Nature sera lancée les 19 et 20 mai 2007, quelques jours avant la journée mondiale de la biodiversité (22 mai).
Partout en France, des milliers de sorties et d'activités ludiques et familiales seront proposées à tous les Français par les acteurs de la protection de la nature. Le public pourra ainsi découvrir les richesses de la faune et de la flore, comprendre l'importance et les enjeux de la protection de la biodiversité et rencontrer des professionnels et des bénévoles qui ont pour passion de protéger la nature, de la gérer et de l'embellir.
L'objectif de cet évènement est de permettre aux citoyens de renouer des liens forts avec la nature, de se (ré)approprier le plaisir qu'elle nous procure. De l'émerveillement naît l'envie de comprendre, puis celle de préserver.
La Fête de la Nature sera aussi une occasion exceptionnelle de sensibilisation aux urgences et aux enjeux de la protection de la biodiversité en métropole et dans l'outre-mer. Elle permettra ainsi à tous de s'interroger sur la place de l'homme dans la nature et sur sa responsabilité dans la conservation de la biodiversité.
La Fête de la Nature est née de la volonté des réseaux français liés à la conservation de la nature rassemblés au sein de l'UICN France et du magazine Terre Sauvage, qui a fait de la relation de l'homme à la nature le cœur de son projet éditorial. La Fête de la Nature est conduite par un comité de pilotage composé de grands réseaux de protection de la nature français et est coordonnée par l'UICN France et Terre sauvage.
Plus près des étoiles avec STEREO

http://www.nasa.gov/mission_pages/stereo/main/index.html
Stereo n’est pas un gadget. Sa mission doit permettre de mieux comprendre et prévoir les tempêtes solaires (...) qui affectent tous les systèmes de communications des avions et engins spatiaux, perturbent la distribution électrique sur la terre et présentent un danger pour les astronautes dans l'espace.Durant leur mission de deux ans, ces deux sondes jumelles parties en octobre vont pouvoir explorer l'origine, l'évolution et les conséquences interplanétaires de ces éjections de masse coronale (EMC), le plasma solaire projeté dans l'espace à la suite de puissantes explosions.
D'après AFP
www.sstd.rl.ac.uk/Stereo/Gallery/launch.htm.
lundi 23 avril 2007
Humeur du soir
Journée retrouvailles

(ALBERT JACQUARD)
Earth Day
Le livre ancien et l'estampe au Grand Palais

Les belles lettres:
Pendant quatre jours, les amateurs d'incunables, livres anciens, cartes, manuscrits et estampes se retrouvent au Grand Palais. Un marché en plein développement.
Après le Salon du livre au Grand Palais, le Salon du livre ancien, toujours dans ce lieu parisien prestigieux. C'est l'occasion pour les collectionneurs, de plus en plus nombreux et de plus en plus avisés, de s'intéresser à ce marché discret, dont les prix suivent les autres secteurs à la hausse, mais où la spéculation reste limitée. Ce salon accueille 160 libraires et présente 50.000 ouvrages: c'est, avec celui de New York, le plus important du monde. On y trouve des incunables, des enluminures, des livres anciens, des reliures, des cartes géographiques, des gravures, des autographes et même des tapuscrits (manuscrits écrits à la machine comme ce rare texte d'Orson Welles, seul document original en vente relatif à son émission radiophonique de 1938 qui sema la terreur dans toute l'Amérique (prix proposé : 100.000 euros).
Plus classiques sont les livres anciens, mais ceux mis en vente ici sont particulièrement rares et donc chers : ainsi un livre de 1472, un exceptionnel livre de guerre illustré paru à Vérone présentant d'étranges machineries (500.000 euros), les "Heures de Marie-Antoinette de Naples en latin et français avec 14 grandes enluminures vers 1483 (110.000 euros), un "Art de la Science des lettres antiques" de Geoffroy Tory de 1529 (80.000 euros), , des autographes (une lettre de Sigmund Freud pour 28.000 euros), des livres illustrés (deux tomes du Livre de la jungle avec 130 compositions de Paul Jouve pour 25.000 euros) et même des planches de dessins animés (de 1.000 à 60.000 euros pour Tex Avery). On peut tout de même acquérir des ouvrages plus accessibles: les prix démarrent auotour de 500 euros.
En complément, une partie de la manifestation est consacrée à l'estampe, un secteur en pleine explosion, car on peut y acquérir des oeuvres en tirage limité d'artistes de grand renom à des prix (encore) accessibles. Ainsi, une belle lithographie d'Adami (autour de 2.000 euros), de Calder (3.500) ou Miro (5.000) ou une estampe raffinée du Japon d'Hokusai ou une gravure sur bois de la fin du XIXème siècle d'Hiroshige (de 2 à 8.000 euros).
- Salon du livre ancien, du 26 au 29 avril, Grand Palais, renseignements : www.salondulivreancien.fr











