
"Je nous souhaite la folie de croire que le monde peut être transformé, c'est-à-dire plus juste et plus fraternel. Mais c'est en nous que la flamme doit être ranimée. Osons !
(Jean Ristat)









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Comment définiriez-vous la poésie?
Je dirais que c'est un immense silence sonore. En poésie, ce qui est vraiment important se murmure dans le silence qui habite l'entre-deux mots. La poésie, c'est la brise légère du prophète Elie où Dieu se dit tout en se taisant et en se masquant.
La poésie est pour vous chemin de prière?
Je prie un crayon à la main! La poésie, c'est une manière d'être disponible aux choses et aux êtres. La poésie est pour moi prière car la tâche du poète consiste à cultiver l'attention amoureuse aux êtres qui l'entourent, à commencer par le plus grand d'entre eux, l'Eternel. La poésie est cette quête, ce dépassement de nous-mêmes que nous avons toujours à faire pour achever notre propre création. Nous avons à devenir qui nous sommes vraiment. Pour cela, il nous faut entrer dans l'aventure intérieure. Dans cette démarche spirituelle, la poésie peut être un chemin car elle nous ouvre un espace intérieur où le silence vient nous dire une parole indicible.
Jacques Gauthier
Mourir dehors
Comme j'aimerais mourir dehors
au grand vent qui reprend mon souffle
Mourir frais sous l'arbre
en vrai sagittair
em'envoler avec l'outarde
vers ces grands espaces
que mon coeur a tant rêvé
Mourir en plein air
participant au chant du monde
et dire simplement
après tant de saisons
me voici
La joie blessée, p. 25
L'innommable
En écrivant toi
je pense à toi
Je t'aime par ces mots que j'écris de toi
qui te rendent présent
Est-ce si simple
Oui justement
Je te veux alors je te nomme
toi l'innommable
A défaut de te voir
je te touche par ces mots
Je prie un crayon à la main
agenouillé sur la page
dans la blancheur à perte d'âme
surpris soudain de tant de présence
Est-ce toi
Oui puisque je l'écris
La joie blessée, p. 52
Attendre un ange
Je sais qu'il vient sans s'annoncer
dans les eaux les plus claires en moi
où des vagues remontent au coeur
je sais qu'il n'est pas seul ce soir
à roder pour l'oeil en éveil
qui sait voir ce que l'on ne voit pas
J'attends un ange sur le pont
dans le brouillard jusqu'au matin
Vous le verrez passer peut-être
sur les ailes blanches du vent
dans les ténèbres de la nuit
ce sera une ombre ou un souffle
calme sur le duvet de l'âme
quand la solitude nous hante
Pourquoi serez-vous pris de peur
quand par milliers ils tomberont
entre les bras du crépuscule
pourquoi prendrez-vous vos fusils
pour chasser ces beaux messagers
de poésie et de musique
J'attends un ange sur la place
balayée par tant de chagrin
Viendra la brume après l'orage
ces cheveux d'ange et de silence
pour tous ses visages en exil
viendront les automnes déserts
et beaucoup de blanc sur la page
avant que ne reviennent les anges
La joie blessée, p. 60-61.
Jacques Gauthier

"Officiellement, près de 4 000 soldats ont été tués en Irak, mais, on en parle moins et les autorités s'en soucient peu aux USA, plus de 28 711 soldats américains ont été blessés. Depuis 2004, une association à but non lucratif Coalition to Salute America's Heroes (CSAH) fondée à San Diego en Californie, est intervenue pour aider près de 4 500 soldats gravement blessés, comme l'explique son blog. La guerre continue, elle aura donc, malheureusement, l'occasion d'intervenir encore en 2008. "
Blog de l'association :
http://www.saluteheroes.org/blog/








«On ne vit pas, on plie!»
Extrait d'une lettre d'un lecteur du Contre-journal au Président de la République, publiée par Libération le 19 décembre, sous la signature de Nicolas Royal.
« Monsieur le président, permettez-moi de vous entreprendre gentiment des choses qui se disent ici-bas…Tandis que ma voisine de palier et sa voisine de cancans devisent à voix (hurlée) haute de votre présumée liaison avec ce fameux "top" bien connu au filet de voix bleu atone – celle de droite, vous trouvant même "plutôt bel homme" et gloussant de plus belle sous sa robe de chambre fleurie d’autant de souvenirs enfouis – moi, je me prépare à courir… Et oui ! Je suis comme vous, enfin… Je cours !
La différence c’est que je ne cours pas juste, pour courir… Après ce monde qui me glisse un peu plus chaque jour d’entre les neurones, non, moi, je cours pour, pour… Mourir ! (Ça me glace un peu, en fait, quand je me relis à haute voix tremblante).
« D’aucuns se remplissent quotidiennement les artères et poumons de choses lourdes, grasses ou nocives – pour se laisser aller à glisser lentement du côté « obscur » du quotidien – d’autres, eux, se contentent de braver les interdits boursiers, la Corse, le SRAS, les glauques bains de méditerranée. Tandis que moi, me calquant en tous points sur votre fameux exemple, j’ai choisi d’agir, moi, monsieur, et de mourir debout, sur mes deux pieds. Comme un homme d’action. Comme un battant. Comme un gagnant ou presque, quoi, en somme…
Faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là, chez-les gens comme moi, on ne vit pas, non, on plie…
Deux ans, putain, deux ans, donc ! Et rien, toujours… Rien ! Pas l’ombre d’une pauvre réponse positive consentie aux centaines de missives envoyées en masse vers l’azur étoilé du monde du travail… Rien, vous dit-je, que nibe !
400 et quelques Euros. Voici quelle est désormais ma pitance mensuelle. Enfin, celle que vous m’allouez gracieusement en remerciement de mes bons et loyaux services laborieux sués au cours des dix dernières années ! 400 et une poignée… D’Euros !
Ça va vous paraître bête, mais il arrive même (parfois) que l’ANPE se souvienne soudainement de mon existence afin que de remettre en doute mes velléités effectives de recherche en me convoquant tous les sept mois à l’occasion de ce fameux suivi mensuel dont vous nous rebattez tant les oreilles (M. Borloo ?).
Actuellement, je suis en cours de paupérisation, un sujet que je connais fort bien, puisque j’ai même écris et longuement disserté dessus au cours des années précédentes, dans le cadre de mes fameuses laborieuses activités d’alors… Snifffffffff ! ! !
Étrange tout de même, comme on peut vite monter une tente, au sein même des arcanes officiels de notre République, et en démonter d’autres manu militari au coin des rues froides de la même capitale quelques jours plus tard, à peine… Vous ne trouvez pas ?
Depuis deux ou trois jours, donc, après avoir lâchement fait une croix sur les armes blanches, sur le vélo en ville, sur le pont de l’autoroute d’à côté : j’ai finalement opté pour deux séances supplémentaires de ce jogging aimé que vous chérissez tant, et tant, et tant ! Deux, rien moins !
Mais non, rien à faire, l’autre enragé au ventricule inversé ne veut pourtant rien lâcher. Comme vous, dites ! C’est un sacré battant, ce putain de palpitant !»
http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/


Heuuuuuu, juste en passant, puis-je vous rappeler qu'aujourd'hui Samedi, c’est la fête de l’orgasme ? en anglais, ça en jette encore plus: «synchronized global orgasm.»
Je peux pas vous y contraindre mais si vous ne vous y mettez pas, vous risquez de faire capoter le beau projet d'emmagasiner de l'énergie positive :-)
http://www.reuters.com/news/globalcoverage/yearinreview2007
Reuters met en ligne une rétrospective de l'année qui se termine














"Les travaux et notes du naturaliste britannique Charles Darwin sont maintenant entièrement publiés en ligne. Ce ne sont pas moins de 50 000 pages de textes et près de 40 000 reproductions de documents et manuscrits qui sont désormais disponibles. Le projet soutenu par l’université de Cambridge fait échos aux volontés de l’arrière petit-fils du théoricien de l’évolution et de la sélection naturelle, Randal Keynes, de restituer les originaux des carnets de notes pris par son aïeul. "

















http://www.salondulivremaritime.com/edition2008.html
Festival Livre & Mer 2008
10.11.12.13 avril 2008
Centre des Arts de Concarneau
Hubert Mingarelli : Président d'honneur du Festival Livre & Mer 2008
Président du Jury du Prix Livre & Mer Henri-Queffélec 2008
Prix Livre & Mer Henri-Queffélec 2007
Océan Pacifique, Seuil : Prix Médicis 2003
Quatre soldats, Seuil Photo
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Festival Victor Hugo et égaux :
Lieu : Ile-de-France
Dates : du 01 Février 2008 au 01 Mars 2008
Cette année, Victor Hugo est associé à Voltaire. La deuxième édition du festival propose des expositions, des colloques, des pièces de théâtre, des projections de films, des ballades sur Paris et Créteil, avec des ramifications dans toute la France ainsi qu'à Londres, Lausanne, Valencia et Foligno.Tout le programme sur le site officiel
http://www.festival-victorhugo-egaux.fr/
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http://www.festivalderomans.com/festival_de_romans/
utiliser Internet pour s’exprimer et mettre en ligne des créations originales.




http://www.rue89.com/2007/12/16/yemen-le-calvaire-silencieux-des-migrants-africains
Yémen: le calvaire silencieux des migrants africains
Par François-Xavier Trégan (Journaliste)
On en revient toujours au texte " être né quelque part " ! Je suis là, bien au chaud, j'ai même trop chaud..mon estomac est rempli, j'en ronronnerais presque...et je suis partagée entre indifférence coupable et coeur troué de lire ce texte..J'accepte ma sensibilité mais je me sens si inutile!





